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Sensibilisation aux addictions en entreprise

Un atelier court pour parler des conduites addictives au travail sans jugement, sans dépistage et sans tabou, dans un cadre où la parole reste possible. Le sujet touche tous les secteurs et tous les niveaux hiérarchiques.


Alcool, cannabis, médicaments psychotropes, tabac, écrans : comprendre les effets sur la sécurité au poste, connaître le cadre légal et le rôle du règlement intérieur, et savoir réagir face à un collègue en difficulté sans se substituer au médecin du travail.

1 double
compétence

20 ans
d'expérience

30
formateurs

1 double compétence

20 ans d'expérience

30 formateurs

Atelier sur l'équilibre alimentaire avec un support visuel des familles d'aliments

Tous nos ateliers de sensibilisation

Ce que l'employeur peut faire, et ce qu'il ne peut pas

C’est le sujet sur lequel circulent le plus d’idées fausses, et dans les deux sens. Certains croient l’entreprise totalement démunie, d’autres pensent qu’elle peut tout contrôler. La réalité est plus nuancée, et le cadre juridique, lui, est précis.

  • L’obligation générale de sécurité. L’article L.4121-1 du Code du travail impose à l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Les conduites addictives entrent dans ce champ dès lors qu’elles créent un risque.
  • L’alcool sur le lieu de travail. L’article R.4228-20 prévoit qu’aucune boisson alcoolisée autre que le vin, la bière, le cidre et le poiré n’est autorisée sur le lieu de travail. Le même article permet à l’employeur, par le règlement intérieur ou une note de service, de limiter voire d’interdire la consommation lorsqu’elle est susceptible de porter atteinte à la sécurité et à la santé, à condition que la mesure soit proportionnée au but recherché.
  • L’état d’ivresse. L’article R.4228-21 interdit de laisser entrer ou séjourner dans les lieux de travail des personnes en état d’ivresse.
  • Les contrôles. Un contrôle d’alcoolémie suppose qu’il soit prévu par le règlement intérieur, réservé aux postes présentant un risque particulier et entouré de garanties, dont la possibilité d’une contre-expertise. Il ne peut être ni systématique ni généralisé.

Une chose ne relève jamais de l’employeur, le diagnostic. L’état de santé d’un salarié est du ressort du service de prévention et de santé au travail, seul habilité à en connaître.

Réunion collective animée par Audit Prévention dans les locaux de l'entreprise

À qui s'adresse cet atelier

À l’ensemble des salariés, et pas seulement à ceux que l’on suppose concernés. C’est une condition de réussite : un atelier ciblé serait vécu comme une désignation, alors qu’un atelier collectif est reçu comme une information.

Il intéresse particulièrement les postes de sûreté et de sécurité, la conduite d’engins et de véhicules, le travail en hauteur, ainsi que les secteurs où la convivialité professionnelle est fortement ritualisée.

L’encadrement de proximité y trouve des réponses à des questions qu’il ose rarement poser : que faire d’un doute, comment aborder un salarié sans l’accuser, jusqu’où va la responsabilité d’un manager. Le sujet touche aussi de près les conditions de travail et se prolonge souvent par une formation aux risques psychosociaux.

Comment se déroule l'atelier

L’atelier dure de 1 à 2 heures, se tient dans vos locaux et repose sur une règle posée d’emblée : on parle du travail, pas des personnes.

  • Le cadrage préalable. Nous prenons connaissance de votre règlement intérieur, de vos postes à risque particulier et de vos usages internes, notamment les moments festifs.
  • La pose du cadre. Confidentialité, aucun cas nominatif, aucun dépistage. L’atelier n’est ni un contrôle ni une enquête, et nous le disons avant de commencer.
  • Les repères factuels. Effets des principaux produits sur la vigilance, les réflexes et le jugement, notion de consommation à risque, mécanismes de l’installation d’une dépendance.
  • Les situations professionnelles. Pot de départ, déjeuner client, travail posté et recours aux stimulants, traitement médical prescrit et conduite, reprise après le week-end.
  • Les conduites à tenir. Face à un collègue dont l’état inquiète, face à un simple doute, face à une confidence que l’on n’avait pas demandée.

Nous ne réalisons aucun test, aucun questionnaire individuel et aucune évaluation des consommations. La sensibilisation vise la prévention collective, jamais le dépistage.

Stagiaires réalisant un montage électrique pendant une formation

Ce que vos équipes en retirent

Le premier effet est de rendre le sujet dicible. Dans beaucoup d’entreprises, il n’est abordé qu’au moment de l’incident, c’est-à-dire trop tard pour prévenir quoi que ce soit.

Les participants repartent avec une compréhension claire de ce qu’un produit fait à la sécurité au poste, y compris à faible dose et y compris le lendemain, ce qui n’a rien d’intuitif.

Ils savent aussi ce qu’ils peuvent faire face à un collègue en difficulté : ne pas couvrir, ne pas dénoncer, alerter en cas de danger immédiat, et orienter vers le service de prévention et de santé au travail, tenu au secret médical.

Les managers, eux, repartent avec une ligne claire. Ils traitent des faits observables et de leurs conséquences sur le travail, pas des causes supposées ni de la vie privée de leurs équipes.

Le contenu détaillé de la sensibilisation

Le programme se compose de quatre blocs, ajustables selon votre secteur et vos postes à risque.

  • Les produits et leurs effets. Alcool, cannabis, stimulants, médicaments psychotropes, tabac et substituts. Effets immédiats et effets résiduels sur la vigilance, le temps de réaction, l’équilibre et la perception du risque.
  • Le lien avec le travail. Ce que l’organisation peut induire : horaires atypiques, travail de nuit, pénibilité, isolement, stress durable. Un facteur à comprendre, jamais une excuse.
  • Le cadre de l’entreprise. Règlement intérieur, note de service, encadrement des moments festifs, postes à risque particulier, rôle et limites du contrôle, responsabilité de chacun.
  • Les acteurs et les ressources. Service de prévention et de santé au travail, infirmier en santé au travail, référent éventuel, dispositifs d’aide externes et anonymes.

Nous consacrons également une séquence à un sujet en progression, les usages numériques et l’hyperconnexion, dont les effets sur le sommeil et la vigilance rejoignent ceux des autres conduites addictives.

Les conduites addictives se nourrissent souvent d’autre chose : charge de travail, tensions, mal-être. Nos ateliers sur les risques psychosociaux et sur le harcèlement et les agissements sexistes traitent ces causes de front.

Câblage électrique et douille sur un support pédagogique de formation

Formats, durée et tarifs

Trois formats, à choisir selon la taille de l’effectif et le temps disponible.

  • Pack Essentiel, une demi-journée de 3 à 4 heures, 1 à 3 ateliers. À partir de 950 € HT.
  • Pack Impact, une journée de 7 heures, 2 à 5 ateliers. À partir de 1 500 € HT.
  • Pack Ancrage, de 3 à 5 jours, 3 à 10 ateliers. Tarif sur demande.

Un atelier dure de 1 à 2 heures. Sur ce thème, nous recommandons des groupes plus petits qu’à l’habitude, car la parole se libère moins facilement à vingt qu’à dix.

Le format Ancrage prend ici tout son sens : un sujet comme celui-ci gagne à être repris à quelques semaines d’intervalle plutôt qu’épuisé en une seule fois.

Cette action ne délivre ni certificat, ni habilitation, ni avis d’aptitude. Elle ne se substitue pas au suivi assuré par votre service de prévention et de santé au travail. Selon votre branche et le format retenu, une prise en charge par votre OPCO peut être étudiée, comme le détaille notre page financement.

Pourquoi aborder ce sujet avec Audit Prévention

Audit Prévention accompagne depuis vingt ans les entreprises des Alpes-Maritimes sur la prévention des risques professionnels, avec une certification Qualiopi.

Sur un sujet aussi sensible, ce qui compte est la posture de l’intervenant. Nos formateurs ne viennent ni faire la morale ni jouer les soignants. Ils viennent parler sécurité au poste, avec des faits, et rendre au sujet sa juste place, celle d’un risque professionnel qui se prévient collectivement.

Notre intervenant est déclaré IPRP auprès de la DREETS et habilité EVRP/SDC par l’INRS, ce qui permet de relier l’atelier à votre démarche d’évaluation des risques plutôt que d’en faire une action isolée.

Trente formateurs, environ mille personnes formées par an, 98 % de satisfaction. Notre siège est à Grasse, au Parc Industriel du Bois de Grasse, à moins d’une heure de Nice, Cannes, Antibes, Sophia-Antipolis et de Monaco. Nous intervenons sur site, y compris en horaires postés.

Pour l’ensemble de nos formats courts, voir la page sensibilisation, ou contactez-nous pour en discuter.

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